La Retirada, « retraite » en catalan, ou l’exode des Républicains espagnols,
un peu d’histoire…
En 1936 débute la guerre civile espagnole, initiée par les partisans du général Franco contre la 2ème République. La chute de Barcelone en 1939 entraina l’exode d’environ 500 000 personnes qui fuirent le franquisme pour trouver asile en France franchissant la frontière des Pyrénées dans des conditions extrêmes.
Le col des Bélitres situé au-dessus de Cerbère était un des principaux points de passage de ces réfugiés.

Cet exode se fait dans des conditions particulièrement difficiles : exténués après trois années de privation et partis à la hâte dans le dénuement le plus complet, ils affrontent le froid, la neige, les bombardements de l’aviation franquiste sur les routes.
L’accueil en France est plus que mitigé, la France en 1939 qui souffre de la crise économique est en proie à des sentiments xénophobes. Dès 1938, le gouvernement Daladier édicte plusieurs décrets lois prévoyant l’internement administratif des étrangers « indésirables ». Les espagnols seront les premiers à en subir les répercussions. De plus, les autorités françaises ne s’attendaient pas à un tel afflux de population entrainant le déploiement des troupes militaires aux points de passage.
Les troupes républicaines sont désarmées et tous les réfugiés sont fouillés. Les premiers arrivants seront envoyés dans les camps d’internement ou « camps de concentration » à même le sable : Argelès-sur-Mer, Saint-Cyprien, Le Barcarès et Rivesaltes.
Les conditions de vie précaires, le froid intense, le manque d’eau, de nourriture et d’hygiène entraineront de terribles épidémies. Des baraquements très précaires seront construits par la suite.


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